radio-nances.com : André Guillot présente Lila Roz

Bonjour chers auditrices et chers auditeurs
Je vous propose une voyage au coeur de Barbizon, à la galerie Roz in winter, située au numéro 33 de la rue grande.

Bonjour Lila, et merci de me recevoir et de bien vouloir répondre à mes questions.
Pourquoi avez-vous choisi le village de Barbizon ?

Barbizon ? J’ai eu un coup de coeur pour ce village. Vous savez, j’ai toujours vécu dans le milieu de l’art, alors ce village de peintre, ça m’allait très très bien.
Et puis j’ai appris l’histoire ou plutôt les histoires de Barbizon au fur et à mesure des mois qui passaient… C’est passionnant !
Tout simplement passionnant. Vous aussi André, vous m’avez beaucoup appris sur ce village et sur son passé.

André Guillot : Et l’objectif de la galerie ?

Lila Roz : Faire connaître de nouveaux artistes et vendre leurs oeuvres au mieux. Créer une convivialité et une vrai rencontre entre les visiteurs et les artistes exposants.
Ça c’est important pour moi. Rencontrer toutes sortes de personnes, amateurs d’art ou non.

André Guillot : Combien d’artistes exposez-vous ?

Lila Roz : Justement, 10 artistes différents chaque mois, principalement des peintres et des sculpteurs.
J’ai parfois des photographes, j’aimerai d’ailleurs en exposer plus souvent et j’ai eu des graveurs de grand talent.
Certains artistes préfèrent exposer seul, c’est vrai, je le comprends mais je trouve que les expositions collectives sont très enrichissantes pour tout le monde, visiteurs et artistes. Ces derniers ont beaucoup de sujets à échanger et ils se donnent des plans d’expo, de salons, ils relatent leurs expériences passées dans tel salon ou telle galerie. C’est très important pour eux.
Sans compter les multiples sujets à propos de l’art. Ils ont beaucoup de choses à se dire de toute façon.

André Guillot : Quelle est la périodicité de vos expositions ?

Lila Roz : Mensuelle. Ce qui donne beaucoup plus de chances pour les ventes parce que j’inclus maintenant 4 weeks end pour chaque exposition.

André Guillot : Comment trouvez-vous vos exposants ?

Lila Roz : Et bien, avant le muselage de la culture, avec la crise sanitaire, je me régalais à aller d’expo en expo, de salons en vernissages pour découvrir de nouveaux artistes qui me touchent ou me parlent.
Ça c’est une véritable passion. Aujourd’hui les salons sont annulés presques systématiquement donc je ne peux plus aller au devant des artistes qui exposent. Alors c’est souvent eux qui viennent à moi.
Je me sens en résistance un peu comme le village gaulois que nous connaissons tous. Je survis et je déplois énormément d’énergie pour continuer à exposer et à vendre mes artistes. Certains commencent à le savoir et viennent me soliciter naturellement pour exposer tout simplement.

André Guillot : Quelle est la cohérence de la galerie et quels sont les points communs dans vos choix pour les artistes ?

Lila Roz : En premier lieu, ce sont mes choix, mes coups de coeur. L’artiste doit être professionnel bien sûr, et ensuite, c’est très subjectif.
Je sélectionne des oeuvres qui me plaisent et c’est non seulement un immense plaisir pour moi mais aussi une très grande liberté de pouvoir présenter aux visiteurs aux passants, aux amateurs d’art et tableaux et les sculptures qui j’aime particulièrement. Par contre les styles peuvent être très divers.

Etonnamment, j’arrive toujours à accorder et harmoniser les 10 artistes différents. J’entends toujours que mes expositions sont très belles. Que demander de plus ? Des ventes… (rires) heureusement il y a ! oui oui

André Guillot : Justement vendez vous suffisament dans cette période si difficile ?

Lila Roz : Écoutez j’ai vendu trois sculptures et quatre toiles au mois de décembre, dont 2 bronzes, une sculpture en raku et 4 toiles de formats différents et je pense que je ne pouvais pas faire mieux en pleine crise sociale, politique et sanitaire alors que la plupart des gens achetaient leurs cadeaux dans les grands centres commerciaux.
Et pour revenir à la cohérence de la galerie, c’est vrai qu’on peut retrouver souvent des couleurs vives, des silhouettes féminines ou bien un art abstrait assez féminin. En fait, j’essaye pour chaque exposition de trouver une unité de couleur, ou bien une atmosphère qui se dégage qui peut être soit très poétique, soit musicale, soit gaie, soit étrange. Cette atmosphère se dégage entre les oeuvres mais aussi entre les artistes.
J’espère avoir une intuition et un oeil qui sait accorder certains artistes entre eux. D’autres non rien à voir les uns avec le autres, dans ce cas, je ne les accroche pas dans la même salle tout simplement.

André Guillot : Vous êtes artiste vous même ?

Lila Roz : Oui, j’ai passé toute ma vie dans l’art, effectivement.

André Guillot : quel art précisément ?

Lila Roz : Disons qu’à la base, je suis comédienne et chanteuse de métier, et j’ai passé vingt ans sur les planches. J’ai dirigé une compagnie, avec mon ex mari pendant 14 ans. Et puis j’ai eu besoin de m’isoler et de quitter ce monde et donc, les planches. Et je me suis tournée vers une passion qui me permettait de travaillait en solitaire : la sculpture.

André Guillot : Quelles sont vos relations avec les artistes ?

Lila Roz : Je les aime tous ! (rires)… enfin leurs oeuvres… Molière disait « J’ai un coeur à aimer la terre entière ». Je suis un peu comme ça. Je crois énormément au pouvoir de l’amour, alors dès que je peux en donner, surtout là ou il manque, j’essaie d’être là. Bref, mon rapport avec les artistes est très franc, loyal, riche, amical. Et j’essaie de leur apporter du concret, c’est à dire des ventes, des rencontres avec ma clientèle et je travaille beaucoup avec Alexandre HAURIE MAJAYRE sur leur promotion, autant sur notre site que sur les réseaux sociaux facebook, instagram, linkedin.

André Guillot : Vous organisez des vernissages ? Quelle est leur fonction ?

Lila Roz : On aurait tendance à répondre qu’un vernissage est un évènement créée pour générer des ventes. Oui bien sûr. C’est un des objectifs de ces vernissages. Mais j’oserai dire que leur première fonction, en tout cas chez moi,
c’est l’échange. Pour moi, une galerie doit être un lieu de rencontre, de communication, d’échange, de connaissance. Là dessus, je sais, je suis un peu atypique. On peut dire que la fonction de la galerie Roz in winter est plus culturelle
que commerciale. Mais je vend pas mal tout de même.

André Guillot : quels sont les genres de visiteurs à Barbizon ? Comment les accueillez vous ?

Lila Roz : En leur chantant une chanson ! (rires) Non, je plaisante. Je fais en sorte de créer une grande convivialité et un lieu d’échange et de rencontre comme je vous l’ai dis. Par exemple, quand une toile a été achetée par un client de la région parisienne, je me débrouile pour que l’artiste et cet acheteur se rencontrent. Par la suite, l’artiste pourra présenter ses nouvelles oeuvres à ce client et c’est très utile pour lui. Je suis consciente que la galerie ne fait plus l’intermédiaire pour les ventes à venir et ça ne me dérange nullement. Pour moi la galerie a rempli sa fonction première, trouver des acheteurs pour ses artistes.

André Guillot : Pourquoi Roz in winter ?

Lila Roz : Roz in winter c’est l’exception, comme si les oeuvres étaient toutes une exception. Elles naissent là où on ne les attendait pas, et elles font plaisir par leur rareté.

André Guillot : Quels sont vos futurs projets ?

Lila Roz : En projet, je prépare un salon dans un très beau lieu parisien pour le mois de mars.

André Guillot : On peut savoir où se situe ce lieu ?

Lila Roz : Oui, si vous voulez, mais la com n’est pas encore lancée. C’est un espace très intéressant de 100 m2 environ sur l’ile saint Louis. J’y organise donc un salon avec 15 artistes, peintres et sculpteurs. Il va se passer beaucoup de choses mais j’en parlerai ultérieurement. Et si par hasard on nous reconfine, je reporterai les dates tout simplement.

A ce propos nous avons un vernissage à Barbizon ce samedi 16 à la galerie Roz in winter de 15 à 19h si vous voulez passer, vous serez accueilli chaleureusement comme d’habitude. le vernissage est masqué, j’ai le droit à 10 personnes dans la galerie, je suis à habituée à gérer et réguler le flux de mes invités donc tout se passe dans les règles et avec les gestes barrières nécessaires.

Donc voilà, je vais finir par cette invitation à nous rendre une petite visite pour ce vernissage, ou bien dimanche si vous voulez voir moins de visiteurs. Au revoir et à bientôt.

office de tourisme barbizon fontainebleau

Retrouvez nous sur le site de l’office de tourisme de Fontainebleau